Samedi 11 juillet : Belle et bonne journée qui a pourtant mal commencé et puis s'est mal terminée !  Midi : Réservoir d'essence sur la réserve ! Vu le programme de la journée, un bon demi-plein était nécessaire . Pompe du port à sec !  Heureusement, Arnaud du club modélisme disposait de deux jerricans de 20L certes vides, non pas pour ses petits bolides car ces derniers sont en général pourvus d'un moteur électrique (bien qu'un adhérent dispose d'un racer de moins d'un mètre équipé d'un moteur thermique de 7 CV !!),mais sans doute pour dépanner dans des situations comme la nôtre ! Le temps nous étant compté, première session entre 12 et 14 h puis reprise à 16h (horaires autorisés pour la pratique de sports nautiques motorisés), le temps qu'Eva se rende à la station service, nous commençons avec Déborah qui devait nous quitter avant la deuxième session de 16h. La réserve de carburant s'est révélée largement suffisante, l'aiguille de la jauge remontant une fois le bateau déjaugé. Déborah se débrouille pas trop mal, mais abandonne  au bout d'un petit quart d'heure après un " faceplant" qui fait très mal, vous coupe le souffle et vous assomme ! Il est déjà plus de 13 h, Eva est de retour et nous transvasons l'essence dans le réservoir du bateau. J'avais pensé déjeuner et reprendre à 16 h, mais Eva, impatiente, me fait remarquer qu'il nous reste suffisamment de temps avant 14 h. Donc nous reprenons avec Théo,  comme appât pour le pêche au gros !!

A 14h, Eva, Théo et Emma vont au ravitaillement en ville pour le déjeuner, tardent un peu, la supérette du village était fermée, et ont dû poursuivre jusqu'à Corbeil !

Attention aux moucherons sur les dents !

A 16 h, reprise. Emma, cette fois-ci sort de l'eau sans difficultés, et après quelques "réglages" ( je ne voulais pas dire "chutes") découvre les joies de la glisse avec succès (j'avais préparé la bouée tractable au cas où ! ) . Théo, pour sa deuxième sortie nous "énerve" fortement. Il enchaîne des figures que certains au bout de 4 ans ne parviennent pas à réaliser ! . Eva, alterne wake et pilotage. Elle a du mal à maintenir la bonne vitesse, ce qui je l'avoue n'est pas facile avec ce bateau. Aussi, pas encore très à l'aise (il ne faut pas l'être de trop non plus !), privilégie-t-elle son attention devant elle aux dépens du rétroviseur !
Bon , 19 h, bonne journée, belle journée, soleil et brise pour le supporter, route vers le port pour sortir le bateau. En arrivant au port, nous nous vîmes trois mille..... heu! non, donc, en arrivant au port, un bateau faisait sa mise à l'eau. A la manoeuvre hésitante de la remorque, Eva et moi, nous nous sommes dit : "bon, on en a pour au moins un quart d'heure à attendre et faire des ronds dans l'eau". Plus jamais je me ferai cette réflexion (voir titre de cet article), car je pense c'est ce qu'on a dû se dire au moins à deux reprises à mon égard !.

La dernière fois, j'avais perdu la manivelle du treuil après sa mise à l'eau et dû actionner le treuil avec une clé à molette pour la sortie de l'eau, aucune des manivelles proposées ne convenait. Exercice d'au moins 20 minutes avec l'aide d'un plaisancier qui attendait pour sortir son bateau.(solidarité ou impatience ?) ( les deux mon Capitaine !)

Le bateau "hésitant" est mis à l'eau en un temps très raisonnable, et nous voilà donc prêt à la manoeuvre, le bateau amarré, je vais récupérer la remorque et la présente devant la cale. Personne pour me guider (relâchement de l'équipage), j'approche la remorque au pif. Le bateau est maintenant sur sa remorque, prêt pour la phase finale (le croyait-on). Là, il ne faut pas rater son démarrage en côte ! Curieux,  le Land Rover patine, la transmission 4X4 ne fonctionnerait-elle plus, le frein de la remorque aurait-il été enclenché? Une chose que je vérifie habituellement, quand le niveau de l'eau est bas, et c'était le cas, c'est le seuil de la rampe, car si les roues dépassent, plouf, la remorque, voire le véhicule tracteur, si le frein est mal serré ...à l'eau ! Cette fois-ci j'ai oublié cet aspect des choses (ou peut-être comptais-je inconsciemment sur l'équipage). Heureusement, à 20 cm près, l'essieu avant était toujours sur la cale tandis que l'essieu arrière qui avait dépassé le seuil, était en porte-à-faux et par le poids du bateau a basculé sous le niveau du seuil,  la remorque avait ainsi une bonne marche à franchir (ou une cale dans le mauvais sens )! Donc remise à l'eau du bateau pour délester la remorque,  et on avance la remorque au delà du seuil et retreuillage ! Cette fois ci, on a eu très chaud ! Qu'a dû penser celui qui attendait derrière moi, hein !