Ma Pénélope n'était pas restée à la maison mais m'avait accompagné pour ce voyage aux Cyclades qu'elle nous avait tricoté avec un circuit qui "m'aille "! Bien que le séjour nous ait coûté un oeil (pas celui du Cyclope), de fil en aiguille, nous avons découvert 4 îles  : Paros, Naxos, Santorin et Mykonos.

La première chose qui nous a impressionné, c'est l'efficacité de l'embarquement et du débarquement des ferries, d'un millier de passagers et de centaines de véhicules en un temps record, à la limite des normes de sécurité, mais apparemment avec une bonne maîtrise . Plusieurs compagnies maritimes se partagent le trafic, dont deux principales ; Blue Star et Golden Star ferries. Contrairement aux liaisons Continent-Corse qui ne réalisent qu'une liaison par jour, là, départ du Pirée au petit matin et retour le soir après avoir desservi plusieurs îles des Cyclades à toute vapeur !

Inquiet dès le départ car je voyais le bateau gîter, mais rassuré quand il eut terminé son virage en se redressant, Je n'avais jamais observé le gîte lors d'un virage, pas celui des vedettes qui penchent à l'intérieur comme une moto ou un avion, compensant la force centrifuge, mais des gros bateaux qui virent à vitesse  relativement élevée et penchent à l'extérieur comme une voiture.

Départ du Pirée à 6 h direction Paros avec Blue Star Ferries, première étape. A la dernière minute, nous échangeons nos billets pour des places en business, bien appréciable pour cette traversée. ( premier "extra" d'une longue série !)

Arrivés la veille en fin de soirée à Athènes et devant nous lever tôt le lendemain nous avons dîné à l'hôtel, restaurant situé en terrasse au dernier étage avec vue sur l'Acropole au loin. L'hôtel moderne et d'un bon standing situé près du quartier touristique de la Plaka était néanmoins entouré de bâtiments délabrés, de commerces à 75% en faillites avec leurs murs couverts de tags , vestiges modernes de la crise récente !

 -MSC_

Nous avions hésité à choisir MSC Croisières, tout compte fait, en le croisant en quittant Athènes, on ne l'a pas regretté !
Bien installés dans notre espace business (grand salon), nous tentons quelques sorties pour prendre l'air d'une part et visiter les autres classes. Nos billets d'origine nous faisaient bénéficier d'une classe intermédiaire, sièges confortables disposés comme dans un avion. Les passagers sans réservation, trouvaient une place  sur des sièges libres dans les coursives, sur les ponts à l'arriere du bateau ou autour des bars et snacks.

Après 5 heures de traversée, nous arrivons à Paros. La majorité des passagers débarque. Depuis 10 minutes après avoir récupéré nos valises, nous voilà entassés sur le pont inférieur au niveau des véhicules en devinant les manoeuvres du bateau dans un bruit infernal des moteurs, propulseurs etc. et dans une chaleur étouffante. Enfin, avec un gros grincement la passerelle s'entrouve et nous laisse apercevoir le ciel et nous procure un peu d'air. On imagine  le bateau pivoter et se rapprocher du quai. Une minute plus tard, la passerelle s'abaisse presque entièrement et nous découvrons l'embarcadère. L'équipage amarre le bateau et la passerelle finit sa course en touchant le quai.
Nous sommes libérés, franchissons la passerelle prudemment et nous nous dirigeons ensuite vers les comités d'accueil, cherchant notre nom sur les écriteaux. Nous sommes que deux couples à rejoindre Naoussa, au nord de l'île, tout du moins en charge de notre chauffeur.

Notre hôtel, typique des cyclades est situé à quelques centaines de mètres du centre de Naoussa. Nous voilà partis à la découverte du village cycladien. Après pas mal de marche, un ou deux arrêts glaces et rafraîchissement, repassant plusieurs fois au même endroit sans le vouloir (le labyrinthe est bien d'origine grecque), la fatigue et la faim se manifestent bien qu'i ne soit pas encore très tard, mais notre journée avait commencé très tôt.

naoussa

Peu de monde dans les ruelles et aux terrasses des restaurants. Au cours du repas, les ruelles et les terrasses commencèrent à se remplir. Mon repas, fut comme un jour sur deux, composé d'un calamar grillé.

calamars-grilles

En quittant le restaurant, nous croisons le flot de touristes venus passer la soirée et une partie de la nuit au village. Notre hôtel à l'écart du village fut apprécié.

Le lendemain matin après le petit-déjeuner, opération farniente autour de la piscine, Pénélope essayant d'apprivoiser le flamant rose bouée. Elle ne s'est pas dégonflée, le flamant rose, oui !

L'aprés-midi, visite de Lefkes, village pittoresque  sur les hauteurs au centre de l'île. Première capitale de l'île, on y trouve une cathédrale. Nous avions réservé un taxi pour s'y rendre. Un van VIP se présente devant l'hôtel, on nous confirme que c'est bien notre "taxi". Le chauffeur nous précise qu'il viendra nous récupérer en fin de journée.

Lefkes

Après-midi encore éprouvante pour nos gambettes. En fin de journée, nous dînons dans un restaurant sans prétentions au bord de la route à l'entrée du village, proche de l'endroit où le taxi nous récupérera. De la terrasse on avait le panorama comparable à la photo ci-dessus.

 

noussa port

Dernière journée à Naoussa, le matin, même scénario que la veille, sauf que le flamant rose n'était pas là ! S'était-il dégonflé ou avait-il eu un petit coup dans l'aile ?  L'aprés-midi, même scénario que l'avant-veille avec dîner de bonne heure au même restaurant. Toujours mon calamar grillé à mon menu. Ensuite une promenade digestive au port où les terrasses des restaurant se remplissaient. Passant devant chacune d'elles , on nous proposait de venir déguster leurs spécialités.