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Et quinze ans plus tard, seul le bateau a changé ! (pas que lui en définitif, vous verez plus loin). Le semi-rigide Zodiac PRO OPEN 550,(Deboreva-I)  hors-bord de 90 CV, nous a permis durant deux années (2000 et 2001) de découvrir les joies du Ski nautique, de la promenade, de la découverte de la côte et des îles (Presqu'île Guérandaise et ses îles,  la Corse côte Est) et du pilotage un peux sportif en mer ! En 2011, après 10 années de régime terrien,  nous renouons avec un bateau tout à fait différent , inboard de 140 CV (Déboreva-II), plus adapté à la pratique du ski (plage arrière), mais je ne pense pas pouvoir "sauter " ou surfer la vague comme me le permettait Deboreva-I car de longueur à peu près identique mais avec 30cm de moins en largeur et 400 kg de plus que le Zodiac (rien que le moteur pèse 150 kg de plus).
Déboreva-I, comme tout pneumatique ou semi-rigide de cette taille (5,5m) était homologué pour 11 personnes à son bord. Elles n'avaient bien sûr pas toutes un siège mais trouveraient une place sur les boudins.

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Il disposait de 4 sièges à l'arrière et d'un bain de soleil à l'avant pouvant recevoir deux personnes. Donc la navigation avec 6 personnes à son bord était envisageable. Les sièges pilote et copilote étaient relativement haut, mais pour un pilotage sportif ou quand la mer était un peu agitée, il était indispensable de se tenir debout . Sur le nouveau modèle ces sièges ont d'ailleurs été remplacés par un "bolster" (appui-fessiers + dossier) pour le pilotage pratiquement debout.
Sur la photo ci-dessus, à sa mise à l'eau et  première sortie, 1er septembre 1999, au mouillage dans la baie de la Baule, plage Benoît. Son tableau de bord recevra par la suite quelques instruments de navigation supplémentaires :  un sondeur (profondeur)-  speedo-mètre (vitesse)-  indicateur de consommation / h et d'autonomie pour le choix du meilleur régime moteur et du réglage de l'assiette (trim), un traceur de route GPS, un horamètre (compteur de temps d'utilisation du moteur), une VHF (radio) et l'installation du téléphone GSM. Avec ces équipements, on n'a pas hésité à faire de la route, certes côtière (le bateau n'étant homologué qu'en catégorie B) et mis en évidence que pour rejoindre deux villes côtières (distantes de moins de cinquante kilomètres soit 27 miles nautiques , pour les marins !) il n'y a pas plus rapide que le bateau ! Le pilotage (autre photo) se faisait naturellement debout .On pivotait le siège et s'appuyait sur le dossier.

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Déboreva II, en revanche est ponté à l'avant et ne peut accueillir ses passagers qu'à l'arrière. Deux sièges et une banquette recevront quatre  personnes (maximum cinq). 

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Le bain de soleil  derrière  la banquette est utilisé à l'arrêt ou à  petite vitesse ! Il sert aussi, ainsi que la plage de bain, à la préparation et au  chaussage des skis. Avec le remplacement du mat de wake par une tour, on a gagné en accessibilité (plus de sangles pour haubaner) et l'on peut, toujours au ralenti ou à l'arrêt, s'assoir ou s'allonger devant sur le pont.
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Nouveau look 2014 : Tour de wake et taud de soleil (bimini)


 

Eden à la barre

Le pilotage sur Déboreva II, comme sur ce type de bateau (vedette, dinghie, runabout..) se fait généralement assis (avec ou sans Médor) comme dans une voiture. Pas d'équipements de navigation au sens "marin", en revanche quelques équipements supplémentaires pour la pratique du wake : des correcteurs d'assiette (flaps), qui permettent de naviguer plus à plat à petite vitesse et ainsi faire moins de vagues pour les débutants, une tour de wake qui a remplacé le mat cette année, un  maxi rétroviseur  pour participer au "spectacle" (ah bon , c'est pour la sécurité !) , un régulateur de vitesse (pas encore au point mais en bonne voie...)

Ski Christophe 2001

Seine-Port se trouve à mi- chemin entre Morsang-sur-Seine et Saint-Fargeau-Pontierry. A l'époque nous naviguions en amont du barrage du Coudray-Montceaux (Corbeil) et disposions de deux zones de ski à proximité sur le bief : Seine- Port et Saint-Fargeau. Le bateau restait au chantier naval Klein à Morsang-sur-Seine et y était aussi hiverné. Ce port de plaisance, a changé de propriétaire en 2005 et fermé définitivement en 2010.
Et quinze ans plus tard , toujours la même combinaison, la même brassière, le même Wake. Christophe en bi-skis. Je ne me souviens plus s'il avait commencé par se faire les jambes en skis avant d'ataquer le wake ou si je n'avais pas encore le wake , la photo serait alors de 2000 ?

 

 

Wake Daniel 2001

Côté silhouette, je n'ai pas trop changé. Poids pratiquement identique,  mais une partie du muscle a laissé sa place à la matière adipeuse. Sauf aux jambes, là, le muscle a disparu et n'a pas été remplacé. Sur la photo mes cuisses remplissent bien le shorty, contrairement à celles de Christophe (photo en bi-ski), mais aujourd'hui c'est l'inverse. On notera aussi la couleur châtain des cheveux, toujours présents actuellement, mais de la couleur de la sagesse dit-on ! 
En 2011 avec le projet d'acquérir à nouveau un bateau je me suis rendu à Port Saintry. Le type de bateau n'était pas encore arrêté, mais avec une cabine/couchettes, permettant de naviguer plusieurs jours, découvrir la Seine et ses affluents. Après une recherche sans succès, dans un budget raisonnable, j'ai choisi une autre option : "si on reprenait le ski !". Pour les filles, ça serait nouveau, et les changerait de la bouée tractée 15 ans plus tôt. Pour les garçons, ça leur rappellerait quelques souvenirs. Pour moi, je n'avais pas abandonné totalement le wake, 10 minutes tous les trois ans en moyenne, et avais du coup bénéficié de quelques conseils !
Port Saintry à 1 km de Morsang, en aval de l'écluse du Coudray, bénéficie de la zone de ski  sur place. Pour la promenade, on oublie ! Cinq cents mètres en amont il y a l'écluse qu'il faudra franchir pour rejoindre un bief  bien agréable que l'on avait fréquenté dix ans plus tôt, et en aval on arrive vite à Corbeil sans intérêt. De plus le bateau n'est pas facile à maintenir à la vitesse maxi réglementaire (20km/h, en dehors des zones et des heures de vitesse)  malgré les "flaps" rajoutés et  en plus, son rendement (consommation)  y est le plus mauvais !. Le Zodiac déjaugeait plus facilement. 
A Port Saintry, je retrouve Corinne, la secrétaire de Morsang qui y travaille maintenant. De temps en temps je rencontre Marc et sa femme, gendre et fille de M. Klein qui travaillaient aussi aux chantier éponyme. Marc était le mécanicien à Morsang et vient donner un coup de main à l'entretien de l'espace, sa femme travaillait  chez son père à l'époque avec Corinne.