Prochaine étape : Naxos. Contrairement à la première étape au départ du Pyrée, l'embarquement ne se fait pas aux aurores mais à midi puisqu'on récupère le ferry qui nous avait déposé 3 jours avant et qui continue sa route sur Naxos. Beaucoup de passagers débarquent comme à notre arrivée et nous sommes peu à embarquer. Après avoir déposé nos valises dans le local prévu à cet effet, nous rejoignons le pont arrière du quatrième ou cinquième niveau, près du bar où nous trouvons une place à une table sans difficulté.

blue star ferry , Photo Internet

Naxos étant situé juste à côté, le voyage ne dure qu'à peine une heure, le temps de contourner la pointe nord de Paros.  A l'approche  du port, on aperçoit sur une presqu'île au nord du port, les vestiges du temple d'Apollon. Le débarquement s'effectua dans les mêmes conditions qu'à Paros, sauf que, moins nombreux, il fut moins éprouvant.

 temple d'apollon , Photo Internet

Notre hôtel est situé à 15 minutes au sud de Naxos (ville), sur la colline dominant Agios Prokopios. Hôtel Moderne, mais sans le charme de celui de Paros. La plage  est à 10 minutes en taxi ou à 20-30 minutes à pied. Arrivés à l'hôtel vers 15 h, Pénélope préfère rester continuer son ouvrage. De notre hôtel on ne pouvait pas voir la plage d'Agios Prokopios au sud, mais la baie et la lagune au nord et  Naxos au loin. Ayant remarqué des véliplanchistes sur la lagune , je m'y rends à pied, une bonne heure l'aller-retour. Peut-être louerai-je une planche le lendemain soir. On dîna à l'hôtel le soir, au restaurant près de la piscine. Peu de repas y étaient servis, d'où l'unique personne (parfois aidée) qui s'occupait à la fois de la cuisine et du service. Pas beaucoup de choix, mais cela évitait de se retrouver dans la situation de l'âne de Buridan. On découvrit en accompagnement les fameuses pomme de terre de Naxos que l'on retrouva et exigera dans tous nos plats midi et soir. La cuisinière nous proposa de choisir notre repas pour le lendemain afin qu'elle puisse faire son " marché" en conséquence. Le lendemain, on tenta l'accès à la plage à pied, bien que pas évident, le guide touristique en main indispensable.

la-trattoria Photo Internet

A vrai dire, j'y suis allé en premier en éclaireur. Le chemin le plus "direct" de l'hôtel nous fait rejoindre l'extrémité nord de la plage, qui au bout d' 1 km  au sud rejoint le centre du village. Cette plage trés populaire et peu équipée ne conviendra pas à madame, ni à moi d'ailleurs ! La plage se rétrécit au niveau du village, mais avec les restaurants et leur plage privée de l'autre coté de la petite route. Je préviens Pénélope de me rejoindre au restaurant  le Trattoria que j'avais repéré. Une bonne demi-heure devant moi avant de retrouver Pénélope, je pousuis mon chemin vers le sud.

Plage Agios ProKopios Photo Deboreva

Le lendemain, Pénélope désire se rendre dans un établissement un peu plus au sud sur la plage de Plaka fréquenté soit disant par la Jet Set : le Tortuga Beach.

  Tortuga-Plaka-Beach-Naxos ;Photo Internet

Cette fois ci le taxi s'impose. Comme la veille, nous nous faisons  servir le repas aux transats, avec bien sûr des pommes de terre de Naxos en accompagnement ou en supplément.

 Tortuga-Plaka-Beach-Naxos-Photo Internet

 

 Troisième étape, destination  Santorin. Deux heures de navigation en direction du sud, nous nous installons comme pour la traversée Paros-Naxos sur le pont à l'arrière. Le ferry se faufile entre d'autres îles des cyclades, Sikinos et Ios avant de faire son entrée dans la Caldera, nom donné au cratère du volcan qui constitue Santorin.

 Arrivée dans la Caldera Photo Deboreva

 En pénétrant dans la Caldera on aperçoit les villages, à gauche d'Oia, réputé pour son coucher de soleil ( bof !) perché à 200 m, et au fond, de Fira, perché à 300 m et réputé pour son chemin-escalier en lacets accédant au port (équivalent de 90 étages) , ses ânes qui vous facilitent l'ascension (pauvres bêtes) et son téléphérique (le bienvenu !)
Nous débarquons au port d'Athinios, port de commerce, puis destination Fira après l'ascension  de près 200 m par une route étoite en lacets fréquentée par les cars de touristes, bien sûr, mais aussi par de nombreux poids lourds, y compris semi-remorques dont le croisement s'avère périlleux, puis 100m de dénivelé en faux plat. Une bonne heure pour parcourir moins de 10 km !

Cette fois ci, grand hôtel dans tous les sens du terme. La vue de notre chambre ne donne pas sur la Caldera mais sur la côte Est en pente douce.
Nous voilà partis en cette fin d'après-midi à la découverte de Fira en empruntant les ruelles surplombant le cratère.

Fira Photo Internet

Dans un premier temps nous nous dirigeons au nord avec la Caldera sur notre gauche. Le chemin avait tendance à grimper malgré la succession d'escaliers qui descendaient, puis remontaient et de parties relativement plates. Des bifurcations, avec le choix de descendre puis  plus loin remonter, ou,  monter et  redescendre peut-être plus loin, les deux  options finiront par se rejoindre. De part et d'autre du chemin, des résidences privées. Leurs petites terrasses ou logias donnant sur le chemin n'offraient que peu d'intimité par le passage des touristes. La plupart des petits hôtels se trouvait coté aval du chemin, sans vis à vis et on ne pouvait deviner que leur accès.

Fira Honey moon hôtel . Photo Internet

Ces hôtels accrochés aux flancs du cratère sur plusieurs niveaux disposent souvent d'une piscine ou d'un jacuzzi vous offrant un panorama, perché à 300 m au-dessus de la mer Egée. Beaucoup mentionnent " Honey Moon". Pénélope en visite plusieurs et se renseigne sur les tarifs. Peut-être pour nos 50 ans de mariage, mais alors, avec mon déambulateur, l'accès risque de ne pas être aisé !

 Fira resto . Photo Deboreva

Comme accoutumé, nous dînons de bonne heure, pour éviter l'affluence. Je pense avoir pris un calamar grillé ce soir là ! A la fin du repas, la nuit était tombée.

Coucher de soleil Fira Photo Deboreva

Photo Deboreva

Promenade digestive !

Fira la nuit . Photo Deboreva

Fira la nuit Photo Deboreva

Le lendemain matin, j'envisage de descendre au port, par quel moyen ? je ne sais pas encore ! Je trouve facilement la station du téléphérique sans avoir repéré l'accès au chemin des ânes. Je saute dans une cabine, le téléphérique étant composé d'un train de 6  petites cabines. Peu de monde pour la descente, en revanche, les cabines qui remontent sont pleines comme des oeufs, c'est pour cela peut-être qu'on les appelle ainsi dans les stations de montagne, en plus de leur apparence.

Fira telepherique Photo Internet

Arrivé au port, je m'aperçois d'une file d'attente de près de 50 m pour la remontée. Elle s'expliquait par  l'arrivée des bateaux de croisière  qui mouillaient pour la journée à proximité. Une noria de navettes récupéraient les passagers et les débarquaient. Rares sont ceux qui ont opté pour l'ascension pédestre, quelques uns ont préféré l'aventure à dos d'âne, et la majorité a choisi (ou n'a pas eu le choix) le téléphérique (arthrose oblige). Me voici donc forcé à rester un petit moment sur place. L'aller-retour  le long du port ne prenant pas plus de 20 minutes, je constate, revenu sur place, que la file d'attente n'a pas franchement diminué, car de nouveaux débarqués arrivaient encore au fur et à mesure.

Port de Fira Anes Photo déboreva

Entre-temps je trouve l'accès au chemin, avec les ânes attendant leur fardeau. Beaucoup de monde emprunte le chemin pour la descente, mais peu de courageux pour remonter, sauf à dos d'âne. Je tente l'ascension, et tout du long des ânes en attente de leur supplice.

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Arrivé au deuxième lacet, je réalise que ce serait risqué de continuer, sans pouvoir se désaltérer, et sans endroit à l'ombre pour reprendre son souffle ! Donc je rebrousse chemin, avec beaucoup de compassion pour les bêtes. De retour au téléphérique, la queue avait maintenant disparu. Cinq minutes plus tard, me voici 300 m plus haut !

En consultant les avis des touristes sur Tripadvisor par exemple, une majorité se plaint du tarif du téléphérique, avec toujours le même argument : "c'est cher pour si peu de temps ". Ils confondent manège avec moyen de transport ! 

 Pénélope est tentée par une ballade en catamaran dans la Caldera  le lendemain. Plusieurs formules sont proposées, mais devant les tarifs déjà, je ne suis pas très chaud, puis me retrouver avec 15 personnes sur un cata de 12 m, sachant qu'il m'arrive de naviguer à 3 ou 4 sur le même type de bateau, je trouve cela ridicule. Pénélope insistant, j'accepte une formule "économique" avec 10 à 12 personnes maximum, mais  l'hotesse nous garantit que nous serons moins !!

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En attendant Pénélope qui négocie le cata,  je médite la citation inscrite derrière mon dos. Je suis bien obligé de m'y résoudre !

En fin d'après midi, direction Oia au nord de l'île réputé pour son coucher de soleil. Déjà beaucoup de monde ! le coucher de soleil est prévu deux heures plus tard. On se promène et finissons sur un promontoire, idéal pour admirer le coucher de soleil, mais on ne va pas attendre deux heures ! Tout compte fait, si !!  Notre place était chère , il fallait la garder. Dépité , je me suis assis, la visière de ma casquette suivant la trajectoire du soleil !

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Oia coucher de soleil Photo Deboreva

Au fur et à mesure que l'heure approchait, le promontoire se remplissait. La lune que l'on voit sur la photo était au rendez-vous, mais pour elle, il lui faudra attendre deux semaines pour voir disparaître le soleil qui a fini par se coucher pour nous, mais avait disparu un peu avant, car, par ce beau temps, beaucoup de brume à l'horizon !  Bon heureusement qu'on en a vu des très beaux en Bretagne par exemple !  

Le lendemain matin, un minibus vient nous récupérer à l'hôtel. On nous remet un bracelet de couleur correspondant à notre catamaran. Le minibus récupère plusieurs personnes à d'autres hôtels et leur remet leur bracelet, pour l'instant de couleur différente du notre. Après une bonne demi-heure de route et une descente vertigineuse sur un chemin de terre, nous voilà au "club" sur l'une des trois uniques petites plages de sable de la Caldera. Au mouillage trois catamarans de tailles différentes attendent de venir récupérer à tour de rôle les personnes au petit ponton. On remarque deux autres personnes portant un bracelet de la couleur du notre, arrivées avec un autre mini-bus.

Après un petit déjeuner au bar, un premier Cata se présente au ponton. Théoriquement c'est le notre, Lagoon 410, 12 m ! Hé bien non ! 12 personnes se présentent à l'embarquement. Le bateau largue ses amarres et nous sommes ensuite appelés sur le ponton ainsi que deux autres couples !  Un Lagoon 450, 13,5 m s'approche et s'amarre. On nous invite à monter à bord après avoir déposé nos chaussures dans un panier.

Lagoon 450 Santorin Photo Penelope

Contrairement à certains bateaux prévus à cet effet, celui-ci est standard, sans transformations. Sans doute un bateau de propriétaire loué pour l'occasion. Je ne sais pas si l'hotesse, la veille, nous avait surclassé (s'étant engagée pour que nous soyons moins de 10) ou de connivence avec Pénélope qui, connaissant ma réticence pour ce genre d'aventure m'avait caché la vérité, sachant qu'elle- même n'aurait pas supporté plus de monde !

Toujours est-il,  avec une petite brise, la cata avançait bien dans la Caldera.

Mouillage Caldera Photo Penelope

 Au  mouillage pour la baignade et le repas ! Je suis un peu à l'étroit !

Repas Caldera Photo Penelope

Super repas préparé par l'équipier !

 Photo Penelope

Bon, je n'ai pas mouillé la mienne !

Départ demain pour Mykonos !!!